SimOïko est un modèle mécaniste individu-centré qui permet de simuler la vie des individus d’espèces animales (naissance, reproduction, dispersion, survie, etc.) dans un paysage de manière spatialement explicite. Ce document décrit le fonctionnement du module de base “dynamique de métapopulation” de SimOïko basé sur la viabilité des populations et la connectivité de patchs d’habitat. Une métapopulation regroupe plusieurs populations d’une même espèce séparées dans le paysage mais conservant une connectivité écologique. D’autres modules existent comme par exemple le module de prospection alimentaire.
À partir des informations fournies à SimOïko, chaque individu va disperser dans le paysage selon la friction du milieu. L’individu n’est pas omniscient, il ne connaît du paysage que ce qu’il est capable de percevoir et cela a un impact sur ses trajectoires. Une fois arrivé dans un patch, l’individu peut trouver un partenaire et se reproduire. La progéniture va ensuite se développer et le cycle continue. Chaque processus (reproduction, survie, dispersion, etc.) intègre les variations dues aux aléas climatiques, à la présence de prédateurs, et autres grâce à l’ajout de variation stochastique qui permet une fluctuation autour des valeurs de leurs paramètres.
SimOïko est issu des travaux de thèse de Sylvain Moulherat portant sur le simulateur MetaConnect pour le programme européen SCALES réalisés au CNRS (Moulherat, 2014). Le réalisme de SimOïko a été validé avec des données de terrain sur de nombreux taxons (Moulherat, 2025).
Une étude réalisée avec SimOïko suit deux étapes principales : la compilation des données d’occupation du sol de la zone d’étude et le paramétrage de SimOïko.