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Soutenance de thèse !  Intégration des exigences écologiques des espèces dans la planification du périurbain : Le lézard ocellé comme modèle de ces enjeux

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Hier, Sylvain Moulherat et Léa Pautrel étaient présents pour assister à la soutenance de cette thèse portée par Johan Ludot, prenant comme modèle le lézard ocellé (Timon lepidus), espèce protégée et menacée.

Au sein des milieux périurbains, l’extension diffuse de l’urbanisation au contact des espaces agricoles et naturels génère de nouvelles interfaces paysagères. Les réponses des espèces, à la fois individuelles et populationnelles, dépendent de leurs traits d’histoire de vie mais aussi de la configuration de ces espaces. Cette thèse cherche à comprendre comment intégrer ces exigences écologiques dans les réflexions d’aménagement. En tant qu’espèce cavité-dépendante, le lézard ocellé fait face à la fois aux opportunités offertes par certaines structures anthropiques et aux contraintes liées à la fragmentation et à l’artificialisation des habitats. Le long d’un gradient d’urbanisation méditerranéen, ces travaux analysent, à différentes échelles, l’influence de la configuration des habitats, de l’intensité de l’urbanisation et de la dynamique des paysages sur la distribution, l’utilisation de l’espace, la connectivité et la viabilité des populations. Pour cela, ils combinent des approches de génétique du paysage, de suivi des comportements individuels par radiotracking, ainsi que des outils de modélisation de distribution et de dynamique des populations.

C’est dans ce cadre que nos outils SimOïko et OCAPI ont été mobilisés.

OCAPI permet de, gérer les données sur les pièges photos facilitant leur gestion et leur exploitation dans les études écologiques, et renforçant ainsi la qualité des analyses produites.

Une question centrale se pose alors : comment intégrer ces connaissances écologiques dans des outils opérationnels de planification ?
SimOïko apporte une réponse en traduisant ces connaissances en analyses directement mobilisables pour l’aménagement. En intégrant des paramètres écologiques tels que la survie, la reproduction ou les déplacements, il permet de simuler les dynamiques de population et d’évaluer concrètement l’impact des configurations paysagères sur la viabilité des espèces et leurs capacités de dispersion.

Ces travaux illustrent l’intérêt de croiser les approches scientifiques pour mieux comprendre le fonctionnement du vivant… et surtout pour intégrer ces connaissances dès la conception des projets (design for nature).

Chez TerrOïko, nous sommes très heureux d’avoir pu contribuer à cette thèse à travers l’utilisation de nos outils.

Félicitations à Johan pour ce travail riche et structurant, ainsi qu’à l’ensemble du jury et des encadrants.
Aurélie COULON, Benoit CHARRASSE, @Sébastien DEVILLARD, Francis Isselin, Solène CROCI, Stéphanie Manel, Bjöern REINEKING,

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